samedi 4 mars 2017

Les Comités Pléniers ne Seront pas Enregistrés à Lac-Simon


Les comités pléniers ne seront pas enregistrés à Lac-Simon
Jessy Laflamme
le 3 mars 2017
La Petite Nation

Les séances des comités pléniers ne seront pas enregistrées comme l'avaient demandé les conseillères Odette Hébert et Chantal Crête par l'entremise d'une résolution.

Au moment de présenter leur requête, la conseillère Louise Houle Richard, a soumis une nouvelle proposition dans laquelle elle rappelle que les deux conseillères ont été exclues en octobre 2014 des comités pléniers. Les deux conseillères auraient alors brisé le lien de confiance avec les autres membres du conseil en dévoilant des informations à un journaliste de La Gazette.

«Le motif de transparence évoqué dans la proposition de résolution de ces deux conseillères pour que les réunions de travail, les plénières et rencontres préparatoires soient rendues publics est une façon détournée pour forcer leur réintégration à ces rencontres», a ajouté Mme Houle Richard.

La proposition se poursuit en affirmant que la résolution des deux conseillères survient trois ans après leur exclusion lors d'une année électorale, ce qui aurait un but politique ou serait pour justifier leur injonction contre la municipalité qui sera payée aux frais des contribuables.

Dans la proposition, il est aussi mentionné que d'enregistrer ces séances pourrait faire en sorte de dévoiler des informations confidentielles de façon involontaire et que les séances du conseil municipal permettent déjà de proposer, d'échanger et de débattre des dossiers à l'ordre du jour.

La proposition se conclut en suggérant de garder le statu quo pour les comités pléniers.

Les élus ont donc été appelés à voter pour cette proposition et non la résolution des deux conseillères. Elle a été adoptée de façon majoritaire, ce qui veut dire que la majorité des élus refusent d'enregistrer les comités pléniers et les séances préparatoires du conseil municipal.

Avant de voter, les deux conseillères exclues ont posé quelques questions et soumis des commentaires. «En ce qui a trait aux informations confidentielles, on peut faire des huis clos», a notamment précisé Mme Hébert.

Pour sa part, Mme Crête a indiqué que la séance du conseil municipal n'est pas l'endroit pour débattre. «Il faut savoir qu'on est exclues de toutes les rencontres, de tous les comités. Alors, nous on n'a pas l'occasion de pouvoir débattre. Le rôle d'un conseiller est de pouvoir participer, on est là pour représenter les citoyens et débattre vivement sur des dossiers. On devrait avoir une capacité d'influencer les décisions au sein du conseil», a-t-elle déclaré en soulignant qu'en aucun cas leur résolution fait part de leur réintégration. 

Les deux conseillères ont également mentionné que leur démarche n'a aucun lien avec l'année électorale en cours, mais concerne un souci de transparence. «De plus en plus, il y a cette volonté d'installer une confiance et rétablir la confiance pour éliminer le cynisme face à la politique. La politique municipale est supposée être le plus près de la population,  du citoyen. Pourquoi on ne fait pas comme des villes et des municipalités qui le font au Québec et qui rendent publics les comités pléniers ? Faisons en sorte que nos citoyens soient véritablement au cœur  des décisions municipales», a lancé Mme Crête.

De son côté, le maire de Lac-Simon, Jacques Maillé, considère la transparence comme «la démonstration que nous agissons de façon responsable socialement, économiquement et au niveau de l'environnement.». Il ne voit pas la nécessité que les citoyens sachent qu'un conseiller a une opinion différente des autres, qu'un conseiller ne connaît pas un article du code municipal ou ne se souvient pas d'un article ou d'un règlement ou encore qu'un conseiller n'est pas d'accord avec une opinion d'un fonctionnaire ou a mal interprété un document de travail.

Au sujet de la réintégration des deux femmes au comité, M. Maillé a affirmé attendre l'injonction. «À ce moment-là, il y aura une décision qui sera prise par le tribunal et si le tribunal est en faveur de votre réintégration, ça va nous faire plaisir de vous réintégrer et s'il n'est pas en faveur, on va maintenir notre position.»

Il précise que depuis son élection, les séances du conseil municipal sont enregistrées et diffusées sur le site web de la municipalité. De plus, les ordres du jour sont publiés avant la rencontre. Les procès-verbaux des séances du conseil sont aussi disponibles en ligne. Toutefois, selon Mme Crête, l'ordre du jour n'a pas été diffusé avant les rencontres de février et mars. PLUS >>>


Lac-Simon: les plénières ne seront pas enregistrées
Benoit Sabourin
le 6 mars 2017
Le Droit 

Les réunions de travail préparatoires et les séances du comité plénier de la municipalité de Lac-Simon ne seront pas enregistrées et rendues accessibles au public comme le réclamaient  les conseillères Chantal Crête et Odette Hébert.

Le conseil de Lac-Simon a plutôt voté à la majorité, vendredi soir dernier, pour une proposition présentée par l'élu Louise Houle-Richard qui a demandé le statu quo dans la façon de procéder à l'hôtel de ville.

Chantal Crête et Odette Hébert sont tenues à l'écart de tous les comités municipaux et rencontres plénières de Lac-Simon depuis octobre 2014 à la suite d'un abus de confiance évoqué par le maire Jacques Maillé et les autres échevins. Elles demandaient par voie de résolution que les séances du comité plénier de Lac-Simon soient enregistrées et mises en ligne sur le site Web de la municipalité.

La conseillère Richard-Houle a notamment soutenu devant ses collègues, vendredi, que les élues Crête et Hébert « n'ont jamais rien fait pour requérir leur réintégration aux réunions de travail » depuis trois ans.

Mme Houle-Richard a fait valoir que la tentative des deux conseillères visait « de toute évidence des fins strictement politiques ou à tenter de justifier un recours devant les tribunaux aux frais des contribuables de la municipalité », ajoutant que la démarche s'inscrivait en pleine année électorale.

Mme Crête s'est défendue en affirmant que la résolution mise de l'avant initialement avait pour but de rendre la gestion municipale « plus transparente ».

« De plus en plus, il y a cette volonté d'installer une confiance et rétablir la confiance pour éliminer ce cynisme que nous avons par rapport à la politique. La politique municipale, c'est celle qui est censée être la plus près de la population et du citoyen. [...] Pourquoi est-ce qu'on ne fait pas comme plein d'autres villes ? La Ville de Gatineau le fait, Prévost le fait. Il y a plein de municipalités au Québec qui le font (rendre les comités pléniers publics) », a-t-elle lancé lors de l'assemblée publique.

Chantal Crête et Odette Hébert entendent toujours déposer une injonction devant la Cour supérieure pour forcer leur municipalité et leur maire à les laisser siéger sur les comités. PLUS >>>

jeudi 2 mars 2017

Domaine des Pères de Sainte-Croix: pas de Retour à la Congrégation


Domaine des pères de Sainte-Croix: pas de retour à la congrégation
Benoit Sabourin
le 02 mars 2017
Le Droit

L'ancien Domaine des pères de Sainte-Croix, à Lac-Simon, ne sera pas retourné aux mains de la congrégation religieuse puisque la compagnie à numéro qui a fait l'achat de l'immeuble en mars 2014 a remédié à ses défauts de paiements dans les délais prescrits.

Comme le révélait Le Droit le 13 janvier dernier, la Province canadienne de la Congrégation de Sainte-Croix avait déposé au début décembre une demande introductive d'instance en délaissement forcé aux acquéreurs de 1565, chemin des Pères, en raison de multiples obligations liées au contrat de vente de l'immeuble qui n'avaient pas été comblées.

Les acheteurs avaient entre autres omis de payer les intérêts dus sur le solde de prix de vente de la propriété, soit 44 000 $. Les taxes municipales et scolaires, qui totalisaient en septembre 2016 un montant d'un peu plus de 4800 $, n'avaient toujours pas été payées. Une hypothèque légale de 17 849 $ avait également été publiée durant l'automne contre l'immeuble par Hydro-Québec pour des factures d'électricité impayées.

Or, il semble que tous les comptes ont été réglés ces dernières semaines, confirme le directeur administratif de la Province canadienne de la Congrégation de Sainte-Croix, Robert Bélanger. Les religieux, qui ont été propriétaires du site patrimonial de 1933 à 2014, étaient d'ailleurs en attente d'un jugement du tribunal pour que la vente du site soit annulée. « On nous a payé les intérêts, les frais sur les intérêts, les taxes et certains frais juridiques. L'électricité a été payée. En fait, l'acheteur a remédié à tous les défauts donc tout est revenu à la case départ. Tout semble dans l'ordre selon nos avocats », affirme M. Bélanger.

La compagnie à numéro dont le principal actionnaire est une société de gestion de portefeuilles présidée par Michel Hübler a maintenant jusqu'au 20 mars pour payer le restant de la créance au dossier qui se chiffre à un peu plus de deux millions de dollars. L'immeuble avait été vendu 2,5 millions de dollars il y a trois ans. « Ils investissent de l'argent dans cette propriété. Je ne comprends pas pourquoi ils nous retardent comme ça. On s'attend à ce que toute la créance soit payée le 20 mars », indique M. Bélanger. PLUS >>>


Domaine des Pères : tout est maintenant en ordre
le 3 mars 2017
La Petite Nation

Les nouveaux propriétaires du Domaine des Pères à Lac-Simon ont finalement remboursé les sommes à payer. La Congrégation Sainte-Croix a donc retiré sa plainte au tribunal visant à faire annuler la vente.
 

Il est stipulé dans le contrat de vente que l'acquéreur, soit la compagnie à numéro 9295-2985 au nom de Alexandre Desprès, paye 44 000 $ en intérêts le 20 septembre 2016. Or, la Congrégation n'avait jamais reçu cette somme.

La compagnie à numéro n'avait également pas payé les taxes municipales et les taxes scolaires. Le nouveau propriétaire de ce site devait aussi une somme de 17 000 $ à Hydro-Québec et a omis de maintenir contre l'immeuble les couvertures assurances appropriées.

 Pour toutes ces raisons, la Congrégation avait déposé une demande introductive en délaissement forcé et en résolution de la vente d'un immeuble au tribunal. «Tous les défauts ont été corrigés. Les intérêts ont été payés tout comme les taxes municipales et scolaires. Nous avons aussi les assurances en main et Hydro-Québec a été payée. Selon les avocats, tout semble en ordre», précise le directeur administratif de la Province canadienne de la Congrégation de Sainte-Croix, Robert Bélanger.

Pour les Pères Ste-Croix, il s'agit d'une bonne nouvelle, car ils ne voulaient pas nécessairement reprendre possession de ce domaine.  Le dossier n'est toutefois pas clos, car les nouveaux propriétaires devront maintenant rembourser la somme de 2,2 millions $ le 20 mars prochain pour acquérir officiellement l'endroit.  «On s'attend à être payé en entier étant donné tout l'argent qu'ils ont déjà payé à ce jour», souligne M. Bélanger.

Le Domaine des Pères, qui figure au Répertoire du patrimoine culturel du Québec,  avait été vendu en mars 2014 pour la somme de 2,5 millions $. Une somme de 300 000 $ avait été payée immédiatement.

En mai dernier, le courtier immobilier Luc Poupart agissait en tant que porte-parole des propriétaires de l'endroit pour présenter le projet Manitou qui créerait 50 emplois au Domaine des Pères. Le Manitou, qui consistait à un complexe hôtelier où l'on retrouve 20 chambres conventionnelles ainsi que 80 chambres en cabane, devait ouvrir ses portes en 2017. PLUS >>>

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l’hypothèque légale d’Hydro Québec sur le Domaine N’A PAS encore été radiée (3 mars 2017) (Dans la colonne radiation, il n’y a encore aucun numéro d’inscription relative à une radiation de l’acte d’hypothèque légale).  Tant que ce ne l’est pas, on a pas la certitude que c’est payé!?

Nouvelle hypothèque légale d’HYDRO QUÉBEC contre Desprès pour le Bar Aventure au montant de 12,828.73$  (il n’y a donc plus d’électricité là non plus). 

2 nouveaux prêts contractés le 27 février par Alexandre et Serge Despres, l’un au montant de 288,660.90$   et un autre au montant de 95,751.40$ .

étrange!? c’est comment peuvent-ils avoir contracté de tels prêts en donnant en garanti le Bar Aventure alors que le Bar aventure fait  l’objet d’un préavis de vente sous contrôle de justice pour non-paiement des intérêts de la créance depuis le 11 août 2016.


Un autre fait étrange est le fait que les documents notariés qui figurent au régistre foncier ne sont pas signés ni par le notaire, ni par le créancier ni par l’emprêteur. C’est la première fois que je vois cela!?

Serait-ce avec cet argent venant de ces deux prêts que Desprès et/ou Hubler a pu remédier aux manquements soulevés dans le préavis de résolution de vente ou requête de délaissement forcé du Domaine des Pères et ainsi acquitté les dettes suivantes :

-        défaut de paiement des intérêts trimestriels sur l’hypothèque à la Congrégation (44,000.00$ + intérêts ),
-        défaut de paiement des taxes municipales (3,403.75$ + intérêts) et scolaires  (1,465.81$ + intérêts) de septembre 2016,
-        défaut de paiement d’Hydro Québec ( hypothèque légale de 17,849.35$ sur le domaine)
-        défaut d’avoir assuré (couverture d’assurance) à proprement parlé le Domaine et les bâtiments. 
-        défaut d’entretien des bâtiments en bonne condition
-        frais d’avocats (les leurs et ceux de la Congrégation)


Alors, qui sont donc ces nouveaux prêteurs!?
- Gilbert Cotnoir du 504 boul. des prairies à Laval, app. 303
- Comptoir Canadien du Cuir (NEQ 1149627201), du 504 boul. des prairies BUREAU 303 … cette fois

Au registre des entreprises du Québec,  le Comptoir Canadien du cuir immatriculé 1149627201 a comme adresse d’entreprise le 257 Principale à St-Sauveur mais comme adresse de domicile 504 boul. des prairies BUREAU 303 avec comme unique actionnaire et administrateur, Gilbert Cotnoir.


mercredi 1 mars 2017

La carpe asiatique est arrivée au Québec


Carpes asiatiques – Présence de la carpe de roseau confirmée dans le fleuve Saint-Laurent

Québec, le 28 février 2017 – Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs confirme la présence, dans le fleuve Saint-Laurent, de la carpe de roseau, l’une des quatre espèces de carpes asiatiques.
C’est par le biais d’analyses d’ADN environnemental que le Ministère peut désormais confirmer la présence de carpes de roseau dans le fleuve Saint-Laurent et certains de ses tributaires. L’étude a été menée conjointement avec le laboratoire de génétique du Dr Louis Bernatchez de l’Université Laval.
Les carpes asiatiques génèrent des impacts majeurs sur les milieux qu’elles colonisent. Le Ministère est très préoccupé par leur présence dans les eaux québécoises et il continuera d’agir sur plusieurs fronts afin de limiter leur propagation, en ciblant des actions prioritaires.

Afin d’agir sur des vecteurs de propagation de pathogènes et d’espèces aquatiques envahissantes, le Ministère entend poursuivre l’implantation de saines pratiques de nettoyage des embarcations et de gestion de l’eau des viviers. Une attention particulière sera également portée à la gestion des barrages et des passes migratoires afin de limiter la propagation de carpes asiatiques du fleuve Saint-Laurent vers les eaux intérieures.

De plus, le Ministère annonce la mise en place de mesures limitant l’utilisation des poissons appâts au Québec. Cette décision s’appuie sur le fait que le commerce de poissons appâts et leur utilisation pour la pêche sportive sont reconnus comme des vecteurs d’introduction et de propagation de pathogènes et d’espèces aquatiques envahissantes, dont les carpes asiatiques.

Nouvelle réglementation concernant les poissons appâts dès le 1er avril 2017

À compter du 1er avril 2017, il sera donc interdit d’utiliser des poissons appâts vivants en période hivernale partout au Québec. Par ailleurs, afin de réduire les risques de propagation d’espèces indésirables, le Ministère rappelle que les modalités annoncées en 2012, concernant l’interdiction d’utiliser des poissons appâts morts en période estivale sera également effective tel que prévu à compter du 1er avril 2017.

Ainsi, seule l’utilisation de poissons appâts morts pour la pêche hivernale demeurera permise, et ce, dans les zones de pêche où la pratique de cette activité était déjà autorisée.
Rappelons que la pêche sportive au Québec génère 8 655 emplois et des dépenses annuelles de l’ordre de 1,06 G$. Il importe donc de prendre les mesures requises pour préserver cette activité et ses retombées socioéconomiques.

Pour en savoir plus sur les carpes asiatiques, veuillez consulter le site web du Ministère à l’adresse suivante : http://carpesasiatiques.gouv.qc.ca.

La carpe asiatique est arrivée au Québec 
L’espèce envahissante a été détectée à 16 endroits
Alexandre Shields
le 28 février 2017
Le Devoir


Ce qu’on redoutait qu’il se produise d’ici quelques années est déjà confirmé : la carpe asiatique, une espèce envahissante qui a fait des ravages dans les cours d’eau américains, est bien présente dans le fleuve Saint-Laurent et des rivières du Québec. L’invasion appréhendée des cours d’eau de la province pourrait avoir des conséquences environnementales et économiques majeures.

Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) a donc confirmé mardi matin la présence, dans le fleuve Saint-Laurent, de la carpe de roseau, l’une des quatre espèces de carpes asiatiques.

Selon les données présentées par le Dr Louis Bernatchez, de l’Université Laval, l’analyse d’ADN environnemental a permis de détecter la présence de cette espèce particulièrement vorace à pas moins de 16 endroits sur le fleuve Saint-Laurent.

À titre de comparaison, avant la publication de ces données, le MFFP avait seulement confirmé, au printemps 2016, la présence d’une carpe asiatique dans le fleuve, dans le secteur de Contrecœur. Il s’agissait d’un poisson de près de 60 livres.

Fleuve et rivières

Mardi, le ministère a confirmé que la présence de la carpe asiatique a été détectée dans le lac Saint-François, dans le secteur de Montréal, mais aussi en aval, de Repentigny jusqu’à la tête du lac Saint-Pierre. La carpe a aussi été détectée dans la partie aval de la rivière Richelieu et de la rivière Saint-François.

Selon ce qu’a expliqué M. Bernatchez, la superficie du territoire où les scientifiques ont détecté la présence de la carpe asiatique est déjà importante. Qui plus est, le fleuve Saint-Laurent constituerait un milieu « propice » pour l’espèce, qui pourrait très bien s’y reproduire. Elle pourrait également remonter plusieurs rivières qui se jettent dans le Saint-Laurent.

Le professeur Bernatchez a également fait valoir que la carpe asiatique risque d’avoir des impacts majeurs pour les espèces qui vivent déjà dans le Saint-Laurent et les rivières. La carpe de roseau cause en effet des ravages dans les herbiers, des milieux essentiels pour la reproduction d’espèces comme la perchaude et le brochet, par exemple.

La carpe de roseau est d’ailleurs un poisson particulièrement vorace, qui peut manger l’équivalent du tiers de son poids chaque jour. Prédateur indélogeable, une telle bête peut mesurer plus d’un mètre, dépasser les 45 livres et vivre plus de 20 ans.

  Pertes économiques

Selon le MFFP, « les carpes asiatiques peuvent engendrer des milliards de dollars de pertes » en raison de leurs impacts sur les milieux qu’elles colonisent. Les conséquences pourraient notamment être importantes pour la pêche sportive.

L’expérience américaine en dit long sur les conséquences de la prolifération de ces poissons. Les carpes asiatiques ont été introduites dans les années 1970 dans les exploitations piscicoles du sud des États-Unis. Mais ces poissons se sont retrouvés accidentellement dans le bassin du Mississippi à la suite d’inondations.

Les carpes ont alors réussi à remonter le mythique fleuve et à envahir les cours d’eau rattachés à celui-ci sur une distance de plus de 1500 kilomètres. Tout cela en moins de 20 ans.

Leur capacité d’adaptation a d’ailleurs été phénoménale. Dans la rivière Illinois, à quelques dizaines de kilomètres des Grands Lacs, les carpes représentent à certains endroits plus de 90 % de la biomasse animale du cours d’eau. Les poissons qui se trouvent désormais en eaux canadiennes pourraient très bien être originaires des États-Unis. PLUS >>>


La menaçante carpe asiatique est arrivée dans le fleuve Saint-Laurent
le 28 février 2017
Radio Canada

Du propre aveu du ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs (MFFP), c'était une nouvelle redoutée : la carpe asiatique, un poisson ravageur qui bouleverse les écosystèmes dans lesquels il s'installe, est bel et bien arrivée dans le fleuve Saint-Laurent.

« Le ministère confirme la présence dans le fleuve du Saint-Laurent, ainsi que dans certains de ses tributaires, de la carpe de roseau », a laissé tomber la sous-ministre associée à la faune et aux parcs, Julie Grignon.

La carpe de roseau est l'une des quatre espèces de carpe asiatique. Un spécimen a notamment été capturé à la hauteur de Contrecoeur, en Montérégie.

Le MFFP confirme qu’il ne s’agit pas d’un cas isolé. Sur 110 sites testés en 2015-2016, des carpes de roseau ont été répertoriées à 16 endroits entre le lac Saint-François et le lac Saint-Pierre. Ces signaux positifs ont été détectés deux années d’affilée.

Si seule la carpe de roseau a été détectée jusqu'à maintenant dans le fleuve, l'entrée d'autres types de carpes asiatiques n'est pas impossible. La carpe argentée et la carpe à grosse tête sont quant à elles à l'entrée du lac Michigan; une barrière leur bloque l'accès pour l'instant.

Des milliards de dollars de pertes possibles

Québec n’est pas en mesure d’évaluer avec exactitude la taille de la population de carpes de roseau dans le fleuve, mais sa simple présence est une très mauvaise nouvelle; elle aime les milieux fluviaux tempérés, comme celui du Saint-Laurent.

Sa propagation pourrait avoir des impacts économiques de plusieurs milliards de dollars en raison de ses effets sur la pêche commerciale et la pêche sportive, notamment. Elle pourrait aussi entraîner des problèmes sanitaires.

Le MFFP compte donc agir sur plusieurs fronts pour limiter la progression de la carpe du roseau. Dès le 1er avril, il sera interdit de pêcher avec des poissons-appâts vivants, au Québec. C’était déjà le cas en été, mais le ministère ajoute cette interdiction en hiver.

Seule l'utilisation de poissons-appâts morts, dans les zones où cela était déjà autorisé en hiver, sera tolérée. Des recommandations seront bientôt faites concernant les barrages et les passes migratoires : le MFFP veut couper le plus possible l'accès des carpes aux eaux intérieures.

Le MFFP annonce également qu'il poursuivra ses efforts pour implanter de saines pratiques de nettoyage des embarcations avec les plaisanciers. PLUS >>>

Des carpes asiatiques dans le Saint-Laurent
Audrey Ruel-Manseau 
le 28 février 2017
La Presse

La présence de la carpe asiatique dans les cours d'eau du Québec a été confirmée, mardi, par le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP). La carpe de roseaux a été détectée dans le fleuve Saint-Laurent, mais aussi à l'embouchure de la rivière Richelieu et de la rivière Saint-François.
«On a analysé la présence de l'espèce à partir de l'ADN dans l'environnement sans avoir à capturer l'espèce ciblée», a expliqué Louis Bernatchez, professeur au département de biologie Université Laval et directeur de la chaire de recherche du Canada en génomique et conservation des ressources aquatiques.

Une étude a été menée entre 2015 et 2017 pour confirmer la présence de l'espèce exotique envahissante dans nos cours d'eau. Les chercheurs ont procédé à des analyses d'ADN environnementales. Sur 110 échantillons prélevés dans le fleuve Saint-Laurent, du lac St-Francois jusqu'au Lac St-Pierre, 16 sites ont été identifiés positivement.

«La présence de la carpe de roseau dans le Saint-Laurent et certains de ses tributaires a été rigoureusement et scientifiquement confirmée; plusieurs éléments d'information permettent d'exclure toute autre possibilité», a affirmé hors de tout doute M. Bernatchez.

Physiquement, une seule carpe de roseaux a été capturée au Québec, à Contrecoeur, à l'été 2016. Pour l'instant, il est impossible de savoir combien de ces poissons indésirables se trouvent dans nos cours d'eau, les méthodes de recherches ne permettant que de détecter l'ADN.

«On détecte vraiment des traces. Ça peut se compter en molécule, donc un seul petit individu peut rendre les résultats positifs», a expliqué le professeur Bernatchez.

La carpe asiatique a été introduite en pisciculture dans le sud des États-Unis. Après d'importantes inondations, elle s'est retrouvée en milieu naturel, notamment dans la rivière Mississippi. Elle a descendu le cours d'eau jusqu'à Chicago, où elle a proliféré jusque dans les Grands Lacs.

«Je pense que c'était une question de temps avant que ça déboule dans le Saint-Laurent, au même titre que la moule zébrée et toutes ces autres espèces exotiques envahissantes», s'explique M. Bernatchez.

Fini les appâts vivants pour la pêche

La présence de la carpe asiatique dans nos cours d'eau représente une menace environnementale et économique. Ainsi, le MFFP travaille à limiter son introduction et sa propagation, notamment avec une meilleure gestion des mesures préventives telles que le nettoyage des embarcations, la gestion des barrages et des passes migratoires.

Également, l'utilisation d'appâts de poissons vivants lors de la pêche hivernale sera interdite à compter de la prochaine saison. Les pêcheurs sportifs du fleuve Saint-Laurent et de la rivière Outaouais étaient les seuls à être encore autorisés à utiliser ce genre d'appâts. Afin de limiter les risques de propagation de carpe asiatique, cette pratique sera dorénavant interdite partout en province, à tout moment de l'année. PLUS >>>


Quebec government concerned by presence of Asian carp in St. Lawrence River 
Wildlife Ministry ‘very worried’ about harmful fish, which destroys ecosystems where it lives
February 28, 2017
CBC

Quebec's Wildlife Ministry says it is "very worried" about the presence of Asian carp, a harmful species of fish, in some Quebec waterways.

The Ministry of Forests, Wildlife and Parks confirms that the fish, which is destructive to the ecosystems in which it settles, has arrived in the St. Lawrence River.

Julie Grignon, who speaks for the ministry, told Radio-Canada that the grass carp has been found in the St. Lawrence and its nearby waterways. One was caught near Contrecoeur, Que., on the South Shore.

The grass carp is one of four types of Asian carp.

Accidentally released into the Mississippi River 30 years ago, the Asian carp have been heading north ever since. It is a species that is extraordinarily adaptable: aside from being a very good swimmer and avoiding nets, it out-eats other species and tilts the food chain in its favour, making it difficult for native species to survive.

"Asian carps cause major impacts on all the environments they settle in. The ministry is very worried about their presence in Quebec waters," Grignon said.

According to the ministry, out of the 110 sites tested in 2015-2016, grass carps were found in at least 16 spots — for two years in a row.

While it seems only the grass carp is present for now, that doesn't mean other types of Asian carp can't invade Quebec's waters, experts warn.

Both the silver carp and the bighead carp are in Lake Michigan. For the time being, a barrier blocks their access.

Fishing Industry at risk 

The aquatic invasion of Asian carp in Quebec could cause a loss worth millions of dollars to the economy. It could affect commercial and recreational fishing, the government warns.

As a result, the ministry is taking action. As of April 1, it will be prohibited to fish using live bait fish in the province. This is already the case in summer, but the ban would be extended into the other seasons as well. In other jurisdictions, anglers have used invasive species - sometimes inadvertently - as live bait.

The ministry also plans to make recommendations on how to limit the carp's access to the province's inland waters. MORE >>>


 Invasive Asian Carp found throughout St. Lawrence river
February 28, 2017
CTV

Quebec officials have confirmed that Asian Carp have arrived in the St. Lawrence River.

At least four types of the invasive species of fish have been gradually making their way up the Mississippi river and through the Great Lakes for several years.

Last summer a 29 kg Asian Carp was caught in the Lanaudiere, and DNA tests have confirmed that other members of the species were found at 16 spots, from southwestern Quebec to Lake St. Pierre near Trois Rivieres.

The fish were also found in multiple streams and rivers that feed the St. Lawrence.

Asian Carp, especially the Grass Carp, are an invasive species that can drastically alter local habitat by eating up to 20 percent of their weight in vegetation and plankton each day.

That starves native fish, and has already led to native fish dying off and being replaced in the Mississippi river.

Quebec's Ministry of Forests, Wildlife and Parks is spending $1.7 million over three years to attempt to stop the fish, including by putting up nets and educating fishermen. MORE >>>


Asian carp have invaded the St. Lawrence River
February 28, 2017
Montreal Gazette

The fierce presence of Asian carp in the St. Lawrence River has been confirmed.

Reed carp, one of four Asian carp species, has been found at 16 sites in St. Pierre near Trois-Rivières, and in some of the tributaries of the river. The Quebec Ministry of Forests, Wildlife and Parks used DNA analysis to identify the fish.

Asian carps have a major effect on the environments they colonize. Reed carp — which can reach 1.25 metres in length and weigh more than 50 kg — eat a lot, and can tolerate temperature changes and low oxygen concentrations.

Officials will do what they can to limit the propagation of reed carp, including the proper management of dams and migratory passes to limit the spread.

The province will establish measures limiting the use of bait fish can introduce and spread pathogens and invasive aquatic species, including Asian carps. MORE >>>

samedi 25 février 2017

Des Plénières Publiques Demandées à Lac-Simon



Des plénières publiques demandées à Lac-Simon
Benoit Sabourin
le 24 février 2017
Le Droit

Les conseillères Chantal Crête et Odette Hébert demanderont que les assemblées plénières du conseil de Lac-Simon soient enregistrées et diffusées sur le site Internet de la municipalité.

Dans une résolution qui sera présentée à la séance publique du 3 mars et dont certains médias ont obtenu copie, les deux élues réclament que « les rencontres du comité plénier ou tout autre rencontres préparatoires des séances de Conseil de Lac‐Simon soient enregistrées et diffusées sur le site Internet de la municipalité » et que « l'ordre du jour de ces comités pléniers ou toutes autres rencontres préparatoires des séances de Conseil de Lac‐Simon soit publié à l'avance sur le site Internet de la municipalité afin que son contenu soit connu du public ».

Mmes Crête et Hébert sont tenues à l'écart de tous les comités municipaux de Lac-Simon depuis octobre 2014 et n'ont plus le droit d'assister aux séances plénières.

Le conseil avait justifié sa décision à l'époque par un bris de confiance en lien avec de l'information qui avait été coulée au journal The Gazette dans le cadre d'un reportage portant sur l'ancien Domaine des pères Sainte-Croix.

Au début février, le maire de Lac-Simon, Jacques Maillé, et le directeur général, Jocelyn Robinson, ont appelé la Sûreté du Québec afin de faire évincer les deux conseillères qui s'étaient présentées à une première rencontre préparatoire depuis plus de deux ans. La police n'a toutefois pu intervenir puisqu'aucun règlement n'avait été enfreint.

Mmes Crête et Hébert entendent d'ailleurs de déposer une injonction devant la Cour supérieure pour forcer leur municipalité et leur maire à les laisser siéger.

Dans la résolution qui sera soumise au vote vendredi prochain, les conseillères font notamment valoir que les conseillers de Lac‐Simon ont tous fait campagne « en promettant, avec fierté, une gestion municipale plus transparente ». PLUS >>>


Des comités pléniers enregistrés à Lac-Simon ?
le 24 février 2017
La Petite Nation

Les conseillères de Lac-Simon, Chantal Crête et Odette Hébert, demandent à ce que les plénières et rencontres préparatoires aux séances du conseil municipal de Lac-Simon soient enregistrées et diffusées sur le site web de la municipalité pour plus de transparence.
 

Elles ont rédigé une résolution qui sera présentée lors de la rencontre municipale le 3 mars prochain. «Je ne sais pas ce que les autres élus décideront, mais c'est certain que ce sera à l'ordre du jour», mentionne le maire de Lac-Simon, Jacques Maillé.

Selon les deux conseillères, plusieurs municipalités et villes de la province du Québec enregistrent et diffusent déjà ces rencontres sur leur site internet.

«En Ontario, en vertu de la Loi de 2001 sur les municipalités toutes les réunions d’un conseil municipal, d’un conseil local, et des comités d’un conseil doivent se tenir en public, exception faite des contenus faisant partie de la liste des exceptions légales aux réunions de nature publique qui sont qualifiés pour se tenir à huit clos», peut-on lire dans la résolution.

Les deux élues présentent cette résolution dans un souci de transparence. «Les conseillers de Lac‐Simon, avons tous fait campagne en promettant, avec fierté, une gestion municipale plus transparente», écrivent-elles.

Selon elles, très peu de dossiers discutés en comités pléniers et rencontres préparatoires sont de nature confidentielle. «Si c'est le cas, il est toujours possible de recourir à un huis clos, il faut simplement expliquer pourquoi on le fait», explique Mme Crête qui croit que c'est mieux d'enregistrer ces séances plutôt que de les rendre publics.

«On ne veut pas nécessairement que les gens interviennent lors de comités pléniers, mais qu'ils puissent être au courant des discussions entre élus», précise-t-elle.

Les comités pléniers et/ou rencontres préparatoires sont, dans l’esprit de la loi, des rencontres pour permettre aux membres du Conseil de proposer, d’échanger, de discuter et
de débattre des dossiers à l’ordre du jour de la prochaine séance de Conseil et que ces
discussions, même si elles sont parfois vives, sont, pour la plupart, d’intérêt public.

Les deux conseillères demandent également à ce que l’ordre du jour de ces comités pléniers ou toutes autres rencontres préparatoires des séances de Conseil de Lac‐Simon soit publié à l’avance sur le site internet de la municipalité afin que son contenu soit connu du public.

Rappelons que les conseillères Crête et Hébert sont exclues des comités pléniers depuis octobre 2014, car elles auraient divulgué de l'information confidentielle à une journaliste de la Gazette. Elles ont tenté le mois dernier d'assister à une rencontre du comité plénier. Les autres élus ont téléphoné les policiers pour qu'elles soient expulsées.

La semaine suivante, elles ont annoncé qu'elles se tourneront vers les tribunaux pour pouvoir reprendre leur place lors des comités pléniers de la municipalité de Lac-Simon. PLUS >>>

mardi 21 février 2017

Vision Papineau : Un Nouvel outil de Concertation pour le Développement



Vision Papineau veut lancer des débats régionaux 
le 20 février 2017
La Petite Nation

Des citoyens de la MRC de Papineau ont créé Vision Papineau dans le but d'inciter la population à se questionner sur certains enjeux régionaux, dont l'élection d'un préfet au suffrage universel, la fusion de municipalités et la création de projets novateurs.
 

Chantal Crête, Martine Caron, Jonathan Beauchamp, Yves Destroismaisons, Véronique Filion et Frédéric Joly sont les membres fondateurs de ce regroupement de citoyens. «C'est un peu par hasard que nous avons créé Vision Papineau, raconte Mme Crête. Étant des citoyens engagés, on se rencontrait dans différents événements et on discutait. Souvent, les mêmes enjeux revenaient dans la conversation. Alors, nous avons décidé de faire quelque chose.»

On retrouve deux volets à Vision Papineau. Dans un premier temps, il s'agit d'un lieu d'échange pour les citoyens et les élus afin de lancer des idées et des opinions. «On retrouve 24 municipalités dans la MRC de Papineau, dont 10 ont une population de 1000 habitants et moins et sept autres de moins de 500 habitants, a précisé Mme Crête d'entrée de jeu lors de la conférence de presse visant à lancer Vision Papineau. Au total, on retrouve 168 élus, ce qui signifie 43 de plus qu'à l'Assemblée nationale.»

Afin de connaître le pouls de la population et lui donner la chance de s'exprimer, la page Facebook Vision Papineau a vu le jour. De plus, Vision Papineau organisera une tournée de huit consultations publiques à partir de la fin avril 2017. «Il n'y aura pas de thème imposé, car on veut que les gens puissent se faire entendre», indique Mme Crête. 

Avant d'entreprendre cette tournée, les membres se concentreront sur l'autre volet qui est de lancer le débat concernant l'élection d'un préfet au suffrage universel.

Selon les membres de Vision Papineau, un préfet élu par la population présente plusieurs avantages, dont celui qu'il travaillerait à temps plein pour le développement de la région.

Quatorze MRC au Québec votent déjà pour un préfet lors des élections. «Plus de la majorité ne voudraient pas revenir en arrière», souligne M. Beauchamp. Actuellement, dans la MRC de Papineau, les élus votent entre eux pour un préfet. Ainsi, un maire se retrouve avec deux chapeaux, celui de maire et de préfet. «Les MRC se retrouvent avec de plus en plus de responsabilités depuis quelques années, souligne M. Beauchamp. Avec un préfet à temps plein, il sera plus disponible et présent. De plus, il sera apte à faire preuve de plus d'objectivité et de neutralité, étant donné qu'il devra défendre une vision régionale et non pas une municipalité.»

M. Beauchamp a d'ailleurs ajouté que l'élection du préfet au suffrage universel lancerait un débat sur la vision régionale, car les candidats devraient défendre leur position pour être élus.

Puisque les élections municipales se dérouleront en novembre prochain, Vision Papineau trouve qu'il y a urgence d'agir dans ce dossier. Pour aller de l'avant avec l'élection d'un préfet au suffrage universel, les élus de la MRC de Papineau devront adopter une résolution d'ici le 30 avril.  La pétition sera donc en ligne jusqu'au 7 avril. Le lien est disponible sur la page Facebook de Vision Papineau.
Ce regroupement profite d'ailleurs de la tenue des élections municipales pour lancer des débats et inciter des citoyens à se présenter comme candidat. «Notre but est de regarder en avant. Si on ne se met jamais en question, rien ne changera. On veut lancer des discussions», mentionne M. Destroismaisons.

Les membres n'ont pas l'intention de devenir préfet si jamais la MRC de Papineau élit un préfet au suffrage universel. De son côté, M. Destroismaisons aimerait toutefois se présenter comme conseiller municipal à Saint-André-Avellin.

Les membres fondateurs de Vision Papineau maintiennent qu'il s'agit d'un regroupement de citoyens et non pas d'un parti politique. PLUS >>>


Un nouvel outil de concertation pour le développement
Benoit Sabourin
le 20 février 2017
Le Droit

Un nouveau mouvement inspiré du collectif « Faut qu'on se parle » vient d'être lancé dans la Petite-Nation. Vision Papineau amorcera au printemps une tournée de consultations publiques aux quatre coins de la circonscription avec en tête l'intention de sonder la population sur le développement régional.

Yves Destroismaisons, Chantal Crête, Jonathan Beauchamp, Martine Caron, Véronique Filion et Frédéric Joly, tous des citoyens issus des sphères communautaires, politiques et des affaires, sont les membres fondateurs du nouveau mouvement qui a dévoilé ses intentions, lundi, lors d'une conférence de presse tenue au Marché public de Ripon.

Loin d'être un parti politique, Vision Papineau se veut un outil de concertation pour la Petite-Nation, ont assuré ses fondateurs qui souhaitent profiter de l'année électorale municipale en cours pour permettre aux citoyens de s'exprimer sur les grands enjeux de développement dans cette circonscription qui regroupe 24 municipalités et 168 élus pour une superficie totale d'approximativement 3000 kilomètres carrés.

« Ce sont 43 élus de plus qu'à l'Assemblée nationale », fait valoir Chantal Crête, qui rappelle qu'une quantité importante de sièges municipaux sont présentement occupés par des candidats qui ont été élus sans opposition lors du scrutin de novembre 2013.

« Nous avons une année électorale. On veut donner le goût aux gens de s'impliquer dans la communauté, de réfléchir aux enjeux et de possiblement se présenter à un poste électif de conseiller ou de maire », a indiqué Yves Destroismaisons, martelant que l'objectif du mouvement demeure de créer un « lieu d'échanges » pour la population.

Une tournée de huit consultations publiques sera donc organisée dès la fin avril, dans différents villages du comté. Aucun thème précis ne sera imposé, mais les discussions tourneront essentiellement autour des questions politiques, économiques, sociales et culturelles, soutiennent les membres du regroupement.

« Il faut regarder vers l'avenir dans le but que tout le monde y trouve son compte. La fin des conférences régionales des élus a engendré une perte de consultation régionale. Ce que je constate, c'est que depuis la fin de la CRÉ, nous sommes revenus à la vision villageoise. À mon avis, on doit revenir à une vision MRC pour un meilleur développement de la région », a souligné M. Destroismaisons.

Pour un préfet élu

Vision Papineau a par ailleurs lancé lundi une pétition afin que le prochain préfet de la MRC Papineau soit élu par suffrage universel, comme c'est le cas notamment dans 14 autres MRC du Québec dont celle de la Vallée-de-la-Gatineau. Le document sera disponible sur la page Facebook de Vision Papineau jusqu'au 7 avril.

Un préfet élu par la population pourrait notamment se consacrer à temps plein aux affaires de la MRC puisqu'il n'occuperait plus la fonction de maire d'une municipalité, font entre autres valoir les représentants de mouvement citoyen. « On veut jeter les bases d'un débat dans l'espace public », insiste Mme Crête. PLUS >>>

mercredi 15 février 2017

Wallingford-Back VII: La MRC de Papineau Critiquée au Sujet de la Mine Wallingford-Back

L’ancien directeur général du CLD de Papineau, Richard Charlebois, dénonce le peu de vision de la MRC de Papineau et la préfète Paulette Lalande dans le dossier de la mine Wallingford Back!


La MRC de Papineau critiquée au sujet de la mine Wallingford-Back
14 février 2017
La Petite Nation

Dans une lettre envoyée à la préfète de la MRC de Papineau Paulette Lalande, l’ancien directeur général du CLD de Papineau, Richard Charlebois, dénonce le peu de vision de la MRC dans le dossier de la mine Wallingford Back.
 

Dans cette lettre, dont les médias de la région ont obtenu copie, il est mentionné que la MRC de Papineau refuse que le promoteur Aux Deux Moulins Développement Inc, responsable de plusieurs projets touristiques dont la Caverne Laflèche, vienne présenter son idée projet pour la Mine Wallingford-Back au conseil des maires. «Que fait la MRC, ou devrais-je dire que fait la préfète, elle évacue le tout sous un prétexte inconnu comme si on ne voulait pas de développement sur notre territoire», peut-on y lire. Selon M. Charlebois, les promoteurs croient qu’un projet récréotouristique à la mine Wallingford-Back pourrait créer quatre emplois à temps plein et entre 20 et 30 durant la haute saison. «C’est aussi un projet d’hiver et non seulement d’été, mais, vous n’avez pas voulu entendre le promoteur, il ne demandait pas de l’argent, il ne demandait que votre soutien. Au lieu de ça vous l’avez envoyé promener et vous faites tout ce qui est en votre pouvoir pour lui mettre les bâtons dans les roues», avance-t-il en s’adressant à Mme Lalande. La préfète de la MRC de Papineau a mentionné à TC Media qu’elle préfère ne pas commenter le contenu de cette lettre.

Lors de la séance du conseil des maires, du 15 février, il est inscrit à l’ordre du jour que la MRC doit prendre une décision concernant son orientation au sujet de la mine. Chantal Crête, des Amis de la mine Back, craint que les élus se montrent défavorables à l’idée de créer un futur projet de développement récréotouristique. Mme Crête fait remarquer que le Comité administratif de la MRC a souligné qu’«il serait opportun que la MRC informe le ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles (MERN) sur la position de la MRC dans ce dossier. Les membres s’entendent pour acheminer une lettre au MERN afin de lui transmettre la position de la MRC et exprimer son intérêt à l’égard des démarches concernant la sécurisation du site et la protection des espèces fauniques», dans leur procès-verbal de leur rencontre du 11 février. Selon Mme Crète, cela laisse croire que la MRC semble vouloir opter pour une résolution contraire à l’esprit de celle qu’elle a adoptée le 19 octobre qui mandatait la Table Forêt d’évaluer les options possibles de mise en valeur du site.

«Comment expliquer alors que le comité administratif de la MRC de Papineau usurpe ainsi le mandat donné à la Table Forêt et s’apprête à rendre sa propre position au MERN.  Ce n’est définitivement pas comme cela que ça doit se passer et c’est contraire à la résolution adoptée le 19 octobre dernier. Pire encore, la MRC savait, bien avant le 19 octobre dernier, qu’un promoteur était intéressé à développer le site.  Elle n’en a même pas informé ses maires. C’est une information vitale qui aurait pu changer les résultats du vote», déplore celle qui sera présente avec d’autres Amis de la mine Back au Conseil des maires. PLUS >>>

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Mine Wallingford-Back: un futur projet se fera sans la MRC
Benoit Sabourin
15 février 2017
Le Droit

La Municipalité régionale de comté de Papineau ne s'engagera pas dans la mise en place d'un projet récréotouristique sur le site désaffecté de la mine Wallingford-Back, à Mulgrave-et-Derry.

Les maires du gouvernement régional ont voté à la majorité, mercredi soir, une résolution venant confirmer au ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles (MERN) que la MRC ne sera pas partie prenante d'un éventuel développement de l'ancienne carrière de Quartz et Feldspath localisée au nord de Buckingham

Le conseil des maires se rallie donc à la position de Mulrave-et-Derry qui s'était ouvertement opposée, en décembre, à ce que l'ancienne mine soit transformée en site récréotouristique, à moins qu'un chemin de contournement soit aménagé par de futurs promoteurs.

La MRC avait mandaté sa Table forêt, l'automne dernier, afin d'analyser les options potentielles de mises en valeur de la pittoresque cavité rocheuse qui fait l'objet d'un véritable engouement des touristes depuis la multiplication de vidéos diffusés sur Internet et la parution l'hiver dernier d'un reportage télé qui montrait la caverne transformée en patinoire de fortune.

Or, le sujet a été débattu pendant une quinzaine de minutes autour de la table des maires, mercredi soir, avant que les élus passent au vote. Six maires sur 24 ont voté contre la résolution.

La préfète de la MRC de Papineau, Paulette Lalande, a indiqué qu'il devenait difficile de faire quoi que ce soit sans l'acceptabilité sociale de la population de Mulgrave-et-Derry, laquelle est fortement opposée à un éventuel développement touristique au sein de la cavité rocheuse. Les résidents se plaignent des nuisances occasionnées par le va-et-vient sur le site.

« Il faut se souvenir aussi que ça ne nous appartient pas. Ce sont des terres publiques. C'est vraiment le ministère qui a la responsabilité de sécuriser cette mine-là », a lancé Mme Lalande.

Division à la table des maires

Le maire de Thurso, Benoît Lauzon, a voté contre la résolution. Il affirme respecter la volonté des citoyens de Mulgrave-et-Derry. Il soutient toutefois que la MRC vient d'abandonner un « projet d'une grande ampleur et d'une grande richesse » pour le territoire.

« Je trouve ça dommage. Nous avons des résidents qui s'opposent à un développement mais est-ce que chaque fois qu'il y aura des résidents qui vont s'opposer à un développement, on va l'arrêter ? », a questionné M. Lauzon.

Le maire Duhamel, David Pharand a pour sa part dénoncé que la Table forêt avait été court-circuitée dans le dossier puisqu'aucune recommandation n'a finalement pu être rendue par celle-ci.

« Pour faire les études qu'on nous a mandatées de faire, nous n'avions pas l'expertise. Nous aurions eu besoin de ressources et d'experts en environnement, en protection et en géologie », a alors rétorqué le président de la Table forêt, Michel David.

Rappelons que la préfète de la MRC Papineau et ses collègues ont été vertement critiqués par l'ancien directeur général du CLD Papineau, Richard Charlebois, dans une lettre envoyée vendredi dernier à Paulette Lalande ainsi qu'à une dizaine de médias de la région. Dans la missive, M. Charlebois dénonçait l'attitude de la MRC, accusant celle-ci de s'opposer à du développement économique et de vouloir « mettre des bâtons dans les roues » de la firme Aux Deux Moulins Développement Inc, qui gère entre autres Les Cavernes Laflèche, à Val-des-Monts.

Le MERN, propriétaire du fonds de terre de la mine désaffectée, n'a toujours pas annoncé quel moyen allait être utilisé pour sécuriser l'ancienne mine et fermer définitivement son accès au public. PLUS >>>


Mine Wallingford-Back : la MRC de Papineau ne s'impliquera pas dans un projet récréotouristique 
15 février 2017
La Petite Nation

Le conseil des maires de la MRC de Papineau maintient ses décisions de sécuriser le site de la mine Wallingford-Back et d'en interdire l'accès 365 jours par année. Les élus informent également le ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles (MERN) qu'elle ne s'impliquera pas dans un projet récréotouristique à cette mine désaffectée.

«Ça ne nous appartient pas et le MERN a déjà reconnu que c'était leur responsabilité de sécuriser le site. Ce sont des terres publiques, il y a des règles à suivre et ce n'est pas facile», a mentionné la préfète de la MRC de Papineau, Paulette Lalande, lors du conseil des maires de mercredi soir.

Selon elle, il faut l'acceptabilité sociale dans un tel projet, ce qui n'est pas le cas dans ce dossier. Rappelons que la municipalité de Mulgrave-et-Derry a refusé qu'un projet de développement touristique se réalise à cet endroit. «À cause de la circulation et la qualité de vie des citoyens, je n'ai pas entendu une personne qui a dit oui à un projet comme ça, les citoyens et le conseil n'en veulent pas. J'espère que nous avons l'appui de la MRC», a affirmé le maire de Mulgrave-et-Derry, Michael Kane.

Dans une résolution adoptée le 19 octobre dernier, les élus de Papineau ont demandé au MERN de sécuriser le site et avait mandaté la table forêt à évaluer les options possibles de mise en valeur du site. Cette fois-ci, dans la nouvelle résolution, les maires relèvent la table forêt de son mandat de réflexion sur d'éventuels projets récréotouristiques sur l'ancien site minier.

Selon le maire de Bowman, Michel David, un des membres de la table forêt, il aurait fallu de l'argent pour faire des études à ce sujet, car les membres n'ont pas l'expertise pour analyser de tels projets. Le maire de Duhamel, David Pharand, a demandé le vote pour la résolution concernant la mine. Six maires ont voté contre la résolution qui affirme que la MRC de Papineau ne s'impliquera pas dans un projet récréotouristique.

Un dossier qui fait réagir

Rappelons que dans une lettre envoyée à la préfète de la MRC de Papineau Paulette Lalande, l’ancien directeur général du CLD de Papineau, Richard Charlebois, dénonce le peu de vision de la MRC dans le dossier de la mine Wallingford-Back.

Dans cette lettre, dont les médias de la région ont obtenu copie, il est mentionné que la MRC de Papineau refuse que le promoteur Aux Deux Moulins Développement Inc, responsable de plusieurs projets touristiques dont la Caverne Laflèche, vienne présenter son idée projet pour la Mine Wallingford-Back au conseil des maires. «Que fait la MRC, ou devrais-je dire que fait la préfète, elle évacue le tout sous un prétexte inconnu comme si on ne voulait pas de développement sur notre territoire», peut-on y lire. Selon M. Charlebois, les promoteurs croient qu’un projet récréotouristique à la mine Wallingford-Back pourrait créer quatre emplois à temps plein et entre 20 et 30 durant la haute saison. «C’est aussi un projet d’hiver et non seulement d’été, mais, vous n’avez pas voulu entendre le promoteur, il ne demandait pas de l’argent, il ne demandait que votre soutien. Au lieu de ça vous l’avez envoyé promener et vous faites tout ce qui est en votre pouvoir pour lui mettre les bâtons dans les roues», avance-t-il en s’adressant à Mme Lalande. 

Le Regroupement des amis de la mine Back continue de se rencontrer pour travailler sur ce dossier. Ce groupe de citoyens a été créé afin de ne pas détruire la mine.   PLUS >>>



Mine Wallingford-Back : la MRC rejette tout projet de développement 
15 février 2017
Radio Canada

Le Conseil des maires de la MRC de Papineau a été clair, mercredi : aucun projet de développement à la mine Wallingford-Back de Mulgrave-et-Derry, en Outaouais, n'aura lieu.

Cette résolution a été adoptée avec l’appui de 19 élus, alors que 6 s’y sont opposés, selon le maire de Thurso, Benoît Lauzon.

Chantal Crête, porte-parole du regroupement Amis de la mine, n'a pas assisté à la réunion, tout comme le reste de sa délégation. Ils ne croyaient pas que leur présence allait changer quelque chose et s'attendent à ce que la position de la MRC change après les élections municipales l'automne prochain.

Une occasion ratée

Pour le maire de Thurso, Benoît Lauzon, la région perd ainsi une belle occasion de développement, alors que la MRC de Papineau figure parmi les plus pauvres au Québec. « On a voté sur quoi hier ? Sur rien », déplore-t-il

« On aurait pu écouter les gens qui voulaient faire un développement et, après ça, on aurait pu prendre la décision si on en voulait ou pas. » Benoît Lauzon, maire de Thurso.

Un site à sécuriser

Par ailleurs, le Conseil des maires de la MRC de Papineau demande au ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles (MERN) du Québec de sécuriser le site de la mine définitivement et d’y interdire l'accès en tout temps.

Malgré la présence de clôtures, l'ancienne mine a récemment attiré de très nombreux visiteurs. Or, elle n'est pas aménagée à cet effet, ce qui pose certains risques.

Des citoyens souhaitaient transformer les lieux en un attrait récréotouristique officiel, en y aménageant, par exemple, un centre d'interprétation géologique. PLUS >>>

 

Mine Wallingford-Back: non à un projet récréotouristique
Rouge 94.9 FM

Ce n'est pas demain la veille qu'on assistera à la naissance d'un projet récréotouristique à la mine Wallingford-Back de Mulgrave-et-Derry.

La MRC de Papineau s'est retirée hier de tout projet qui pourrait éventuellement voir le jour dans l'ancienne carrière.

Les maires de la MRC ont adopté une résolution en ce sens, tout comme l'avait fait le conseil municipal de Mulgrave-et-Derry en décembre dernier.

Il appartiendra donc au ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles de décider de l'avenir de la mine, dont l'état compromet actuellement la sécurité des curieux qui s'y aventurent, été comme hiver, pour admirer la beauté des lieux. PLUS >>>

mardi 7 février 2017

Conseillères Odette Hébert et Chantal Crête se Tourneront vers les Tribunaux

 Les conseillères Odette Hébert et Chantal Crête se tourneront vers les tribunaux pour pouvoir reprendre leur place lors des comités pléniers de la municipalité de Lac-Simon!


Lac-Simon: les conseillères exclues se tourneront vers les tribunaux
Yannick Boursier
6 février 2017
La Petite Nation

Les conseillères Odette Hébert et Chantal Crête se tourneront vers les tribunaux pour pouvoir reprendre leur place lors des comités pléniers de la municipalité de Lac-Simon.
 

Les deux conseillères sont exclues de ces rencontres en plénière qui permettent aux élus de discuter des dossiers avant le vote au conseil. Cette décision a été prise par un vote des autres membres du conseil, tous de l'équipe du maire Jacques Maillé, en octobre 2014 à la suite de la publication d'un article dans La Gazette où les deux conseillères étaient citées sur le dossier du Domaine des Pères.
Les deux femmes ont fait appel à l'avocat Jean-Carol Boucher pour les représenter dans les démarches à venir. Ils tenteront d'abord d'obtenir une injonction qui leur permettra de reprendre leur place à ces rencontres.


Par la suite, le dossier sera déposé devant la Cour supérieure pour une décision sur le fonds.

L'avocat veut que le tribunal dise si le fait de voter pour exclure des élus des rencontres du plénier ou des comités est légal.


UMQ


Si la décision des deux élues d'aller devant les tribunaux vient plus de deux ans après le renvoi de ces pléniers, c'est en raison de nouvelles informations obtenues en début d'année, indiquent-elles.

Lorsqu'elles ont été exclues, elles avaient questionné l'Union des municipalités du Québec sur la légalité de la décision et l'UMQ avait indiqué que le tout était légal. C'est en prenant connaissance d'un avis juridique dans le dossier d'un élu de Saint-André-Avellin qu'elles se sont aperçues que des démarches pouvaient être possibles.


«Si c'est légal, ce n'est pas très démocratique et ce n'est pas très éthique non plus, souligne Chantal Crête. Moi, j'ai le goût que les autorités se penchent sur cette question.»


Si le tribunal en vient à la conclusion que l'exclusion est légale, les deux femmes regarderont vers le ministère des Affaires municipales pour faire changer la loi. «Au Québec, on est censé avoir une démocratie représentative», mentionne Mme Crête.


Selon les deux conseillères, exclure des élus de rencontre  en plénière ne leur permet pas d'accomplir leur travail et a un impact sur les citoyens représentés. PLUS >>>



La crise au Lac-Simon se déplace devant les tribunaux
Louis-Denis Ebacher
6 février 2017

Le Droit

Deux conseillères municipales qui se disent tenues à l'écart des activités démocratiques de la municipalité de Lac-Simon entendent demander une injonction devant la Cour supérieure pour forcer leur ville et leur maire à les laisser siéger.

Chantal Crête et Odette Hébert, les deux conseillères en conflit avec d'autres élus de la municipalité, disent ne plus avoir accès aux comités pléniers, et se disent écartées d'autres comités de travail.

Les deux politiciennes ont retenu les services de l'avocat Jean-Carol Boucher pour demander à un juge d'ordonner une injonction interlocutoire visant à faire respecter les droits des deux élues.

La semaine dernière, la Sûreté du Québec a été appelée pour évincer Chantal Crête et Odette Hébert de l'assemblée plénière de la ville.

La SQ n'a pas pu les forcer à quitter l'hôtel de ville.

Cependant, les autres élus ont ajourné la session.

Pour Me Boucher, il s'agit d'un accroc majeur à la démocratie et au droit de ses clientes d'exercer leur devoir d'élues.

Le maire de Lac-Simon, Jacques Mailé, n'a pas retourné notre appel pour réagir, lundi.

Le conseil municipal est déchiré depuis 2014.

Les autres membres du conseil, favorables au maire selon les deux élues, ont voté en faveur de l'exclusion des conseillères des assemblées plénières, à la suite d'un article paru dans le quotidien montréalais The Gazette à propos du développement du Domaine des pères de Sainte-Croix.

Les opposants des deux femmes n'auraient pas aimé leurs commentaires publiés dans le journal anglophone.

« Nous sommes des indésirables, pas des intrus », a dit la conseillère Crête.

Les deux femmes disent avoir reçu des dizaines d'appels et de messages d'appui depuis le début de cette affaire.

« Les deux années d'exclusion ont été très difficiles », a commenté avec émotion Mme Crête.

Me Boucher et ses deux clientes se disent prêts à aller jusqu'en Cour suprême pour défendre leur cause. PLUS >>>



Les deux conseillères exclues de Lac-Simon feront appel
6 février 2017

Radio Canada

Deux conseillères de la petite municipalité de Lac-Simon qui ne peuvent plus prendre part aux comités pléniers feront appel aux tribunaux pour réintégrer leurs fonctions.

Odette Hébert et Chantal Crête déposeront, d'ici la fin du mois, une injonction pour réintégrer les séances plénières du conseil municipal. Les deux femmes affirment avoir été exclues de ces comités le 3 octobre 2014. Depuis, disent-elles, elles vivent beaucoup de détresse psychologique.

L'injonction exigera qu'elles aient accès à la même documentation que les autres élus pour se préparer aux rencontres du conseil et aux votes. Les conseillères doivent, depuis deux ans, faire des demandes d'accès à l'information pour consulter cette documentation leur permettant d'accomplir leurs tâches.

Leur avocat, Jean-Carol Boucher, a déclaré être prêt à aller jusqu'au bout de cette affaire. Il s'agit d'une question de démocratie, a-t-il dit au nom de ses deux clientes.

Le maire Jacques Maillé leur reprocherait aux deux conseillères d'avoir été déloyales envers le conseil en collaborant à un reportage portant sur le domaine des Pères de Sainte-Croix. PLUS >>>



Solide comme le Roch • 104,7 Outaouais • Attendez-vous à plus!

Deux conseillères municipales s'adressent à la Cour supérieure afin de pouvoir siéger au Conseil municipal de Lac Simon. Me Jean-Carol Boucher est leur avocat. (9:46)


Les Matins d'Ici • 0,7 FM de Radio Canada: La matinale de la région d'Ottawa et Gatineau


Politicologue Guy Chiasson animée par Philippe Marcoux 90,7 FM de Radio Cnada (a 6 h 50 de 5h30 à 9h00).

mercredi 1 février 2017

Jacques Maillé a Téléphoné Sûreté du Québec à la Mairie pour Expulser Conseillères Hébert & Crête

Le maire de Lac-Simon, Jacques Maillé, a téléphoné à la Sûreté du Québec, mardi matin, pour expulser les conseillères Odette Hébert et Chantal Crête, qui désiraient assister à la rencontre de la plénière! 

Les policiers appelés à la mairie de Lac-Simon pour expulser des conseillères
Jessy Laflamme
31 janvier 2017
La Petite Nation

Le maire de Lac-Simon, Jacques Maillé, a téléphoné à la Sûreté du Québec, mardi matin, pour expulser les conseillères Odette Hébert et Chantal Crête, qui désiraient assister à la rencontre de la plénière. 
 

Les autres membres du conseil municipal, soit Louise Houle Richard, Michel Lavigne, Gilles Robillard et Jean-François David ont exclu ces conseillères des comités municipaux et des séances des plénières en octobre 2014, car elles auraient divulgué de l'information confidentielle à une journaliste de la Gazette.

Odette Hébert et Chantal Crête, étant tannées d'être écartées et de ne pas avoir en main toutes les informations pour prendre des décisions à la séance du conseil municipal, ont toutefois décidé de se présenter à la rencontre de ce matin, ce qui a surpris leurs collègues.

«Nous avons voté et les élus ont décidé qu'elles ne pouvaient pas assister à la rencontre pour les mêmes raisons qu'en 2014. Puisqu'elles ne désiraient pas partir de leur plein gré, nous avons téléphoné à la Sûreté du Québec pour qu'elles soient expulsées», explique le maire de Lac-Simon, Jacques Maillé.

Un policier de la Sûreté du Québec s'est donc rendu sur place. Il a discuté environ une demi-heure avec le maire dans son bureau avant que celui-ci ne demande aux quatre autres conseillers de venir eux aussi voir le policier. Pendant ce temps, les deux conseillères attendaient dans la salle municipale. Il n'était pas question pour elles de quitter les lieux. Elles étaient même prêtes à se faire embarquer par la police.

Cependant, la Sûreté du Québec ne pouvait pas procéder à leur expulsion, car elle n'avait aucun motif pour les arrêter et parce que la salle municipale est un endroit public.

Le comité plénier, visant à préparer la rencontre municipale de vendredi soir, a donc été ajourné. Mme Hébert a demandé à être informée de la tenue des prochaines rencontres.

De son côté, le maire lui a répondu qu'elle avait toutes les informations en main pour prendre les décisions, car elle et Mme Crête reçoivent toute la documentation en lien avec les dossiers municipaux avant les rencontres des séances publiques du conseil. Mme Hébert soutient toutefois avoir demandé des informations en lien avec le budget qu'elle n'a toujours pas reçues.

Éventuellement, les élus de Lac-Simon pourraient se rencontrer dans une résidence d'un conseiller municipal afin de tenir leurs prochaines plénières. De cette façon, les deux conseillères ne pourraient pas y assister, car il s'agit d'une résidence privée. «Je ne sais pas si c'est ce que nous allons faire. Il va falloir regarder ce qui va devoir être fait pour les prochaines plénières, mais c'est sûr et certain qu'on va devoir vérifier avec notre procureur tous ces détails-là pour ne pas se mettre dans une position vulnérable et pour que tout soit légal», affirme M. Maillé. Mme Crête déplore la situation et  trouve tout ce processus antidémocratique.PLUS >>>


conseillère Odette Hébert 

conseillère Chantal Crête

La police débarque à une plénière de Lac-Simon
Benoit Sabourin
01 février 2017
Le Droit

Une assemblée plénière de Lac-Simon s'est terminée avec la visite de policiers de la Sûreté du Québec (SQ), mardi matin, après que le conseil municipal ait demandé le soutien des autorités pour faire évincer de la rencontre les élues Chantal Crête et Odette Hébert.

Mme Crête et Mme Hébert se sont présentées à l'hôtel de ville vers 9h, mardi, pour assister à une première plénière en plus de deux ans. Les deux femmes sont bannies des rencontres préparatoires du conseil et de tous les comités municipaux de Lac-Simon depuis octobre 2014, à la suite d'un bris de confiance que le caucus a justifié à l'époque par de possibles informations confidentielles qui auraient été coulées dans le cadre d'un reportage du journal The Gazette portant sur l'ancien Domaine des pères Sainte-Croix.

La présence des deux conseillères était loin de faire l'unanimité autour de la table, hier matin, si bien que le maire Jacques Maillé a demandé aux autres membres autour de la table de procéder à un vote, selon les différentes versions des faits obtenues par Le Droit.

Les quatre échevins, Louis Houle-Richard, Gilles Robillard, Michel Lavigne et Jean-François David, ont alors voté unanimement pour que Mme Crête et Mme Hébert soient expulsées du comité plénier. Ces dernières ayant refusé de quitter les lieux, c'est à ce moment que le maire Maillé et le directeur général, Jocelyn Robinson, ont contacté les policiers. Aucun incident physique ou verbal n'était pourtant survenu, a confirmé le maire.

«Elles se sont présentées sans nous avertir. J'ai demandé mes collègues qu'est-ce qu'ils pensaient de ça et eux m'ont signifié qu'ils désiraient qu'elles ne soient pas présentes. Comme elles ne voulaient pas partir, on a demandé l'intervention du service de la police», a indiqué au Droit le premier magistrat de Lac-Simon.

Puisque l'hôtel de ville est un lieu public, que les deux élues font partie du conseil et qu'aucun élément criminel n'a été rapporté, des agents se sont déplacés, mais n'ont pas eu à intervenir. La rencontre a été ajournée et les deux conseillères ont finalement quitté l'endroit par la suite.

«Nous avons demandé un avis juridique et il n'y avait aucune base pour que nous intervenions pour faire expulser ces gens-là. Elles n'avaient enfreint aucun règlement ou aucune loi au niveau de la police», a expliqué le sergent Marc Tessier de la SQ.

«Antidémocratique»

Jointe en après-midi, Mme Crête n'a pas mâché ses mots pour dénoncer la situation qu'elle considère «totalement antidémocratique». Les deux conseillères soutiennent être «tannées» de ne pas avoir accès à toute l'information avant les assemblées du conseil.

«C'est un lieu public et nous sommes des élues. Une plénière, c'est une rencontre pour les élus. Je n'arrive pas à croire qu'ils ont fait ça. Nous n'avons pas tué personne, nous nous sommes présentées à une plénière», a pesté Mme Crête.

«Nous avons été élus par la population pour prendre des décisions en leur nom, nous avons besoin de toute l'information pour prendre des décisions éclairées», a-t-elle ajouté.

Le maire Jacques Maillé a fait savoir que les prochaines réunions préparatoires pourraient se tenir ailleurs qu'à l'hôtel de ville afin d'éviter que la même situation se répète.

«On va examiner tout ça avec notre avocat pour être certain d'avoir les coudées franches. Des plénières, on peut en tenir dans la maison chez quelqu'un ou dans un bureau fermé ici», a-t-il indiqué, réitérant que les six conseillers de Lac-Simon avaient accès à la même documentation au moment de voter sur des projets de résolution.


Deux élues expulsées à Lac-Simon 
01 février 2017
TVA Gatineau

Le conseil municipal, qui était réuni pour une plénière, a demandé l'intervention de la Sûreté du Québec, hier, pour expulser deux élues.

 Le policier dépêché sur place n'est pas intervenu, de sorte que la plénière a été annulée. PLUS >>>



Solide comme le Roch • 104,7 Outaouais • Attendez-vous à plus!

Ça brasse au lac Simon. On appelle la police afin d'expulser deux conseillères municipales! Chantal Crête est l'une des conseillères. Elle s'explique.


L'opposition
Patrick Duquette
01 février 2017
Le Droit

Il y a des ces maires qui semblent allergiques à toute contestation.

Ils perçoivent les élus en désaccord avec eux comme des trouble-fêtes à écarter à tout prix de leur chemin.

Ils voient toute atteinte à leur autorité comme un crime de lèse-majesté.

Ces maires-là ne reconnaissent pas qu'une opposition forte et bien renseignée fait partie des rouages indispensables de la démocratie.

Alors voilà, je ne connais pas assez le maire de Lac-Simon, Jacques Maillé, pour déterminer avec certitude s'il fait partie de cette catégorie de maire-là.

Mais il me semble clair qu'il a perdu de vue certains principes fondamentaux de la démocratie, mardi, en demandant à la police d'expulser deux conseillères municipales de l'hôtel de ville.

Le crime des deux conseillères ? Chantal Crête et Odette Hébert se sont présentées à une réunion préparatoire du conseil municipal sans y être invitées. Au royaume du Lac-Simon, c'est apparemment un délit assez grave pour faire intervenir les policiers !

Ce n'est un secret pour personne dans cette localité de près de 900 habitants que les conseillères Crête et Hébert sont à couteaux tirés avec le maire et le reste du conseil municipal. On n'a pas apprécié leur contribution à un reportage-choc du quotidien The Gazette, en octobre 2014, sur l'ancien domaine des pères Sainte-Croix.

Depuis, les deux femmes sont bannies des rencontres préparatoires du conseil et de tous les comités municipaux. Dans une tentative de mieux contrôler le message, le maire a même fait adopter une politique, en avril dernier, exigeant que tous les conseillers avisent le maire avant d'accorder une entrevue à des médias. Les deux conseillères dissidentes ont crié à la censure...

Désolé, mais deux élues du peuple qui se présentent pour faire leur travail dans un lieu public comme un hôtel de ville, ce n'est pas un crime dans une société de droit. Le plus rassurant dans cette histoire, c'est que les agents de la Sûreté du Québec en sont arrivés à la même conclusion et ont refusé d'expulser les deux élues. Le différend s'est réglé de lui-même quand le maire a ajourné la réunion.

Le crime de lèse-majesté n'existe plus depuis belle lurette. Des élus ont le droit de contester le pouvoir en place même si on peut les trouver harcelants et les percevoir comme un frein au progrès. Ça fait partie des règles du jeu politique. Le plus triste, c'est que le maire Maillé a déjà annoncé son intention de contourner les règles en tenant les réunions chez lui ou ailleurs, ce qui lui permettrait de continuer à en exclure les deux conseillères.

En agissant de la sorte, non seulement le maire nuit-il aux efforts des élus de se préparer adéquatement aux réunions du conseil municipal, il donne aussi l'impression qu'il a des choses à cacher. Dans tous les cas, c'est malsain pour la démocratie municipale.

Parlant d'opposition...


À Gatineau, seule la conseillère Sylvie Goneau a manifesté jusqu'ici son intention de disputer la mairie à Maxime Pedneaud-Jobin en novembre prochain.

Et s'il y a une élue au conseil municipal de Gatineau qui peut prendre de la place et qui cherche par tous les moyens à marquer la distance par rapport au maire en place, c'est bien Sylvie Goneau.

Depuis deux semaines, Mme Goneau tentait de convaincre ses collègues du conseil municipal de se lancer dans une douteuse aventure d'aide internationale au Burkina Faso. Une majorité d'élus l'a suivie dans un premier temps avant de réaliser qu'une aventure africaine coûterait 360 000 $ sur quatre ans aux contribuables de Gatineau, sans aucune garantie de retombées économiques. Du coup, Mme Goneau a perdu la totalité de ses appuis dans ce dossier. Un dur coup pour la candidate à la mairie qui vante ses qualités de leadership et de rassembleuse. PLUS >>>

C'est bien la preuve qu'il n'y a nul besoin d'appeler la police pour museler l'opposition. Parfois, il suffit d'attendre qu'elle se discrédite d'elle-même.